Étudiant vigile par la force des choses.

Ils sont nombreux ces jeunes étudiants qui exercent le métier de vigile par faute de soutien financier, et au regard des conditions d’études dans les universités publiques. Parmi eux, nous avons rencontré un étudiant en année de licence en Sciences et technologies à l’Université Joseph Ki ZERBO qui, parallèlement à ses études, exerce le métier de vigile.

Justin est un nom d’emprunt. C’est  un jeune étudiant qui a obtenu le baccalauréat série D en 2015. Il décide  d’embrasser alors la filière Sciences et Technologies à l’Université Joseph Ki ZERBO, parce que passionné des mathématiques.

 

Arrivé  à l’Université, le constat est tout le contraire de ce à quoi s’attendait le nouveau bachelier. Pour preuve, il intègre le système avec beaucoup de difficultés , «  c’est difficile d’accepter ce retard quand on voit ses ambitions et ses rêves s’envoler» regrette t-il. Mais il ne baissera pas les bras. Malgré le manque de ressources financières, le chevauchement des années académiques, le jeune homme, la vingtaine, décide de prendre son destin en main. Il obtient un contrat de vigile, « c’est évident que c’est pour des raisons financières sinon j’ai d’autres ambitions. » dit -il sourire aux lèvres.

Le travail de vigile, le  sacrifice pour joindre les deux bouts.

Pour Justin, les difficultés ne manquent pas. Concilier les études et le travail de vigile demande assez de temps et d’énergie.   Il y a des sites où le vigile fait des travaux supplémentaires  « La Société qui vous place ne prend pas des mesures contre cela , car il peut y avoir un risque de rupture de contrat avec le client» 

C’est une situation qui affecte le bon déroulement des études selon Justin «C’est difficile  de rester de garde de 18h à 06h et d’aller suivre le cours à partir de 07h. On se retrouve souvent à dormir pendant les cours et on arrive pas à bosser pour composer les devoirs par faute de temps.»,  révèle t-il.

Elvis KABORE

 

Laisser un commentaire